Sister – Rosamund Lupton

Sister – Rosamund Lupton

La couverture, froide avec une seule nuance de rouge, met tout de suite dans l’ambiance…

Résumé éditorial : When Beatrice gets a frantic call in the middle of Sunday lunch to say that her younger sister Tess is missing, she boards the first flight home to London. But as she learns about the circumstances surrounding Tess’s disappearance, she is stunned to discover how little she actually knows of her sister’s life – and unprepared for the terrifying thruths she must face now.

The police, Beatrice’s fiancé and even their mother accept they have lost Tess, but Beatrice refuses to give up on her. So she embarks on a dangerous journey to discover the truth, no matter the cost.

Avis personnel : J’avais pensé à mettre le résumé français mais, sachant que je l’ai lu en VO et que je ne pense pas le lire un jour en français (je ne dénie pas le travail de traduction en France, mais je pense que j’aurai du mal à me replonger dans l’univers de cet auteur si un traducteur était passé par là…), je me suis dit que garder le résumé anglais tel qu’il était sur la quatrième de couverture de mon livre restait le plus efficace.

Voilà.

Pour ceux qui ne sont pas très à l’aise avec l’anglais, pour faire simple, on a ici le personnage de Beatrice, une jeune New-Yorkaise au quotidien ordinaire et bien rôdé, qui reçoit un dimanche un appel de sa mère lui rapportant que Tess, sa sœur, a disparu.

Sachant que Beatrice a grandi à Londres et en est partie à l’âge adulte, sa mère et sa sœur s’y trouvent encore et elle prend le premier avion pour la capitale anglaise, déjà très inquiète… il y a de quoi.

Parce que Tess n’a pas que disparu. Quelques jours après l’arrivée mouvementée de Beatrice à Londres (elle se retrouve directement projetée dans un univers policier, les forces de l’ordre cherchant à retrouver Tess depuis un petit moment déjà), le corps de Tess est retrouvé mutilé dans un lieu fermé d’un parc.

C’est le choc pour Beatrice comme pour sa mère.

Alors que tous concluent à un suicide, Beatrice refuse de croire que Tess s’est suicidée et s’appuie sur le fait qu’elle connaissait Tess, trop joyeuse, spontanée et débordante de vie pour chercher à y mettre fin. Elle commence donc à mener sa propre enquête de son côté.

Il faut savoir que Sister est avant tout un thriller, mais un thriller tellement bien tourné qu’il en devient captivant et le resterait même sans son intrigue. J’avais déjà lu Afterwards, du même auteur, et déjà adoré. Sister avait été le premier roman de Rosamund Lupton et il démontre que l’auteur n’a pas perdu de son talent entre ses deux romans, bien au contraire.

Pour moi, le mot le plus important de ce roman est « grief », qui signifie la peine, la douleur, le chagrin. Beatrice y revient très souvent en vingt-trois chapitres et on ne peut que la comprendre, elle vient de perdre sa sœur de vingt ans au caractère naturel bien trempé et exubérant, et en plus elle est persuadée qu’il s’agit d’un meurtre, non d’un suicide ! (alors que tout le monde pense le contraire).

On a d’ailleurs le droit à de nombreuses magnifiques citations, comme « Grief is love turned into an eternal missing » (« Le chagrin est de l’amour devenu un manque éternel ») et bien d’autres… je mettrai mes préférés – j’en ai d’autres mais je n’ai pas relevé les pages – à la fin de cette critique.

Donc, pour le style de l’auteur, rien à redire. R. Lupton écrit magnifiquement bien avec un style particulier, tout en finesse et en simplicité. Un grand coup de cœur à nouveau sur ce style si beau !

Pour ce qui est des personnages, j’ai eu beaucoup de mal à m’identifier à Beatrice, mais je dois reconnaître qu’elle évolue au cours de l’histoire et que R. Lupton a le chic pour passer en crible sa personnalité, ses réactions et réussir à éparpiller des petits éléments de son passé un peu partout dans l’intrigue, qui permettent de mieux cerner le personnage. J’ai beaucoup aimé ce côté-là : Beatrice n’aime pas la sécurité que parce que « c’est dans sa nature », elle a d’autres raisons qui remontent à son enfance qui n’a pas été des plus joyeuses, mais sans jamais verser dans le pathétique. Là encore, je tire mon chapeau.

J’aurai aimé plus de passage avec Tess. Malheureusement, comme dans la plupart des bons thrillers, il faut une victime.

Etonnamment, le personnage que j’ai le plus apprécié est la mère des deux sœurs. Son évolution est à briser le cœur, c’est une femme avec différentes nuances que je n’appréciais pas au début de l’intrigue et à la fin… J’avais totalement changé d’avis.

Pour l’intrigue, histoire de ne pas tout vous gâcher, je ne dirai rien de plus. Mais il faut juste savoir qu’elle est formidable jusqu’au bout et qu’il faut s’accrocher jusqu’à la fin, qu’on ne voit absolument pas arriver et qui est sensationnelle. Lisez juste ce livre jusqu’au bout et vous saurez de quoi je veux parler. Lisez-le.

En conclusion, une très bonne lecture, assez longue (j’ai pris beaucoup de temps) surtout si, comme moi, vous débutez dans les grandes lectures en VO anglaise. Mais tentez le coup, je vous recommande ce roman par-dessus tout !

Note : 5/5. Je ne pensais pas mettre une note aussi élevée mais je ne tombe quasiment que sur des coups de cœur en ce moment, et je ne vais pas m’en plaindre. Quelle fin, mais quelle fin… ! 😀

“I remembered back to leo’s burial and holding your hand. I was eleven and you were six, your hand soft and small in mine. As the vicar said ‘in sure and certain hope of the resurrection of eternal life’ you turned to me, ‘I don’t want sure and certain hope I want sure and certain Bee.”

“When someone dies they can be any age you remember can’t they ‘ she asked. As I tried to think of a reply she continued ‘You probably think about the grown-up Tess because you were still close to her. But when I woke up I thought of her when she was three wearing a fairy skirt I’d got her in the Woolworth’s and a policeman’s helmet. Her wand was a wooden spoon. On the bus yesterday I imagined holding her when she was two days old. I felt the warmth of her. I remembered all her fingers clasped around my finger so tiny they didn’t even meet. I remembered the shape of her head and stroking the nape of her neck till she slept. I remembered her smell. She smelled of innocence. Other times she’s thirteen and so pretty that I worry for her everytime I see a man look at her. All of those Tesses is my daughter.”

T.

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6 réflexions sur “Sister – Rosamund Lupton

  1. audreypaperblog dit :

    Bonjour,
    Suite à la découverte de votre blog, je me permets de vous contacter car je souhaitais vous faire découvrir le service Focus Littérature, http://www.focus-litterature.com dont la mission consiste à identifier et valoriser les meilleurs articles issus des blogs littéraires.
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    Audrey
    Responsable communication Focus Littérature
    contact@focus-litterature.com

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  2. Marine dit :

    Waouh… Ta chronique est magnifique et me demande juste envie de lire ce livre. Enfin, après, je n’ai pas un très bon niveau en anglais ^^’ Mais je garde ce livre dans un coin de ma tête et je vais essayer de progresser pour pouvoir le lire, il m’intrigue vraiment, et ton avis n’y est pas pour rien !
    Bonne continuation 😀

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